@ECOLOGIEI

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2008 création du Blog, From Paris, France : 2006 création du HUB (VIADEO) *21ème Siècle-'ECOLOGIE & INNOVATION': DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIe siècle!2.0* Think Tank International : + de 3000 membres. *Morgane BRAVO Avocat de formation, études & expérience Diplomatique, Sciences Politiques... « Euroblogeur »...2002 en France : Candidate (titulaire) aux élections Législatives, dans la 14ème Circonscription de Paris. 16e arrondissement (Sud). Fondatrice *Morgane BRAVO, from Paris, France. She's graduate Lawyer and have a Master’s degree in Diplomacy & Political Science...Diplomatic experience.

dimanche 28 février 2010

Les crues dans les Hauts-de-Seine : Qu’est ce qu’une crue centennale ? Quelles seraient ses conséquences ? France*


***Les crues dans les Hauts-de-Seine
Qu’est ce qu’une crue centennale ? Quelles seraient ses conséquences ? Que faire si ça arrive ?

La grande crue de la Seine en 1910 a marqué les esprits et, un siècle plus tard, le risque d'une crue majeure est toujours présent.

En cent ans, le département a beaucoup évolué : plus peuplé, plus construit, les conséquences d’une nouvelle grande crue seraient importantes, même si le Conseil général des Hauts-de-Seine a beaucoup investi avec l’État, les autres collectivités et les grands opérateurs de réseaux pour réduire la vulnérabilité des territoires.

Le point dans sur ce phénomène naturel :
http://www.hauts-de-seine.net/cadre-de-vie/protection-environnement/gestion-eau/Les-crues-dans-les-Hauts-de-Seine


***La prévision : un outil indispensable pour réagir***

Le système de prévision permet d’annoncer une crue à un horizon de trois jours. Les bulletins sont publiés sur www.vigicrues.gouv.fr deux fois par jour en cas de crue. Ils anticipent le plus précisément possible l’évolution quotidienne de la situation et la tendance pour les deux jours suivants.

Des prévisions quotidiennes

L’État, au moyen de ses services de prévision des crues, assure la surveillance des grands cours d’eau que sont la Seine et ses principaux affluents : l’Aube, l’Yonne, le Loing et la Marne.
Ce pronostic s’effectue à partir des données observées sur le terrain, comme la hauteur et le débit des cours d’eau, ainsi que des données météorologiques (pluviométrie et prévisions). Il fait appel à des modèles qui permettent d’élaborer des prévisions sur l’évolution du niveau de l’eau dans les 24 heures à venir, et de prévoir une tendance pour les deux jours suivants.
Cette prévision est élaborée et transmise deux fois par jour sous la forme de bulletins de vigilance. On les trouve sur www.vigicrues.gouv.fr.

3 jours pour se préparer

Au plus fort des crues, la hauteur de la Seine évolue à une vitesse moyenne de 50 cm par jour. Grâce à cette montée progressive, les pouvoirs publics et les grands opérateurs de réseau peuvent mettre en place des mesures de préparation de la crise : informer les usagers, mobiliser les équipes d'intervention, protéger leurs équipements afin d’assurer la continuité du service et de faciliter une reprise du service, en cas d’interruption.

Le dispositif de la vigilance crue est assez proche de la vigilance météorologique : Il utilise également une échelle de couleur à quatre niveaux.

NIVEAU 4
Risque de crue majeure.
Menace directe et généralisée de la sécurité des personnes et des biens.
Crue rare et catastrophique.

NIVEAU 3
Risque de crue génératrice de débordements importants susceptibles d’avoir un impact significatif sur la vie collective et la sécurité des biens et des personnes.
Débordements généralisés, circulation fortement perturbée, évacuation.

NIVEAU 2
Risque de crue ou de montée rapide des eaux n’entraînant pas de dommages significatifs, mais nécessitant une vigilance particulière dans le cas d’activités saisonnières et / ou exposées.
Débordements localisés, coupures ponctuelles de routes, maisons isolées touchées, perturbation des activités liées au cours d’eau.

NIVEAU 1
Pas de vigilance
particulière requise.
Situation normale.



***Une exposition pour en savoir plus :

Dès la fin janvier 2010, le conseil général des Hauts-de-Seine évoque, un siècle après, la grande crue de la Seine de janvier 1910 à travers une exposition, des cycles de rencontres, des débats et des animations dans le département.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du rendez-vous annuel de la culture scientifique « La Science se livre » dont le thème cette année est l’eau, un enjeu essentiel du XXIe siècle.

L’exposition retrace le déroulement de cette crue, qui arrive en moyenne une fois par siècle, et présente les mesures de prévention mises en place par le Conseil général pour atténuer les effets de ce type de phénomène.

*Informations pratiques
Cette exposition est proposée au public dans quatre lieux des Hauts-de-Seine :

> Du 28 janvier au 13 mars
A Boulogne-Billancourt – Hôtel de Ville - 26, avenue André-Morizet.

Hauts-de-Seine.net

Bien à vous,

Morgane BRAVO

*Stop Global Warming...*











Bien à vous,

Morgane BRAVO

vendredi 26 février 2010

*L'éco-conception : une démarche tant économique..*


L'éco-conception : une démarche tant économique qu'environnementale


Les défis climatiques et énergétiques des entreprises

Hélène Le Teno, consultante senior de CARBONE 4, cabinet de conseil de référence pour la prise en compte de la « contrainte carbone » par les entreprises, expose sans détour comment les entreprises peuvent aborder ces enjeux sereinement.


22 février 2010
Orange Business TV

***HUB *21ème Siècle-ECOLOGIE & INNOVATION: DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIsiècle!
http://www.viadeo.com/hu03/002zbbgldsv67va/21eme-siecle-ecologie-innovation-developpement-durable-du-xxie-siecle

Bien à vous,

Morgane BRAVO

jeudi 25 février 2010

*OCDE : Farmers should go "green"...Innovation and Economic Growth*






Bien à vous,

Morgane BRAVO

LE BLOG EIDD : Fêtera la semaine nationale du développement durable

***LE BLOG : *ECOLOGIE & INNOVATION : DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIe Siècle!* par Morgane BRAVO

Fêtera la semaine nationale du développement durable, du 1 er au 10 avril. Il lance un appel à projets dans cette perspective, à l'attention de tous... Un appel National & International.

***1. Adresser vos photos, projets...
2. Article sur le Blog...
3. Vote sur le Blog...voter pour le(s) meilleur(s)...!

La promotion de toutes les initiatives sur le BLOG... & sur LE HUB :
*21ème Siècle-'ECOLOGIE & INNOVATION': DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIe siècle!* (http://www.viadeo.com/hu03/002zbbgldsv67va/21eme-siecle-ecologie-innovation-developpement-durable-du-xxie-siecle )...

permettra de mettre en relation tous les acteurs de projet sur le WEB 2.0.... Une manière collective de « contribuer à un développement durable ».

ECOLOGIQUEMENT VOTRE,

Morgane BRAVO

***INITIATIVES : Planetinnov...***

***Planetinnov en quelques mots : Communautés Web d'Innovations.

Planetinnov met en relation sur le web des entreprises innovantes et de jeunes sociétés avec des compétences inexploitées, valorisées aux résultats.

Le principe lancement de challenges auxquels les personnes apportent leur savoir et leurs compétences (crowd innovation)

Planetinnov est une manière originale et avant-gardiste de résolution de problèmes et de partage d'expérience en matière d'innovation.

http://www.planetinnov.com

Bien à vous,

Morgane BRAVO

mercredi 24 février 2010

*Carte des Conseils locaux de développement durable des Hauts-de-Seine*


***Carte des Conseils locaux de développement durable des Hauts-de-Seine



Hauts-de-Seine.net

Bien à vous,

Morgane BRAVO

Le conseil de développement durable des Hauts-de-Seine

***Le conseil de développement durable des Hauts-de-Seine :

Instance de concertation placée auprès du président du conseil général, le C2D 92 est le moteur de la nouvelle gouvernance départementale. Installé en octobre 2005, il a pour missions de favoriser le dialogue entre tous les acteurs du territoire et d’émettre des avis ou propositions, notamment sur la stratégie de développement durable du conseil général et son évolution.


Hauts-de-Seine.net

lundi 22 février 2010

*Développement durable : un appel à projets...*


***Développement durable : un appel à projets - Grandchamps-des-Fontaines

Un appel national

La communauté Erdre et Gesvres fêtera la semaine nationale du développement durable, du 1 er au 10 avril. Elle lance un appel à projets dans cette perspective, à l'attention de tous les habitants du territoire.

La communauté relaie ainsi l'appel lancé par le ministère de l'écologie. Les projets à visée écologique sont attendus avant le 1 er mars à l'adresse suivante : semaine.developpement.durable@cceg.fr ou au 02 28 02 22 40. Si le projet répond aux critères exigés, il pourra faire l'objet d'un rayonnement plus large sur le site du ministère : http://www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr/index.html

La promotion de toutes les initiatives permettra de mettre en relation tous les acteurs de projet sur le territoire. Une manière collective de « contribuer à un développement durable ».

Un concours photo
A l'occasion de cette semaine du développement durable, la communauté Erdre et Gesvres organise un concours photo ouvert à tous, sur le thème : « Mon voisin, il est sacrément outillé pour le développement durable ! »
La photographie mettra en scène un habitant du territoire, équipé d'un objet ou en situation, c'est-à-dire agissant pour une solidarité accrue, le lien social, le respect de l'environnement, le recyclage etc.

L'ensemble des clichés donnera lieu à une exposition, le samedi 10 avril, à l'écomusée rural du Pays nantais de la Paquelais, à Vigneux-de-Bretagne. Les clichés sont à envoyer avant le lundi 15 mars.

Renseignements à l'adresse : semaine.developpement.durable@cceg.fr ou au 02 28 02 22 40.

Ouest-France
19 février 2010

***LE BLOG : *ECOLOGIE & INNOVATION : DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIe Siècle!* par Morgane BRAVO

Fêtera la semaine nationale du développement durable, du 1 er au 10 avril. Il lance un appel à projets dans cette perspective, à l'attention de tous... Un appel National & International.

***1. Adresser vos photos, projets...
2. Article sur le Blog...
3. Vote sur le Blog...voter pour le(s) meilleur(s)...!

La promotion de toutes les initiatives sur le BLOG... & sur LE HUB :
*21ème Siècle-'ECOLOGIE & INNOVATION': DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIe siècle!* (http://www.viadeo.com/hu03/002zbbgldsv67va/21eme-siecle-ecologie-innovation-developpement-durable-du-xxie-siecle )...

permettra de mettre en relation tous les acteurs de projet sur le WEB 2.0.... Une manière collective de « contribuer à un développement durable ».

ECOLOGIQUEMENT VOTRE,

Morgane BRAVO

samedi 20 février 2010

*Audition : Taxe carbone...*


***Suite à la censure de la contribution carbone par le Conseil constitutionnel, une concertation sur les nouveaux contours de cette fiscalité doit avoir lieu. Dans cet objectif, la commission des finances du Sénat organise une table ronde sur les enjeux de la taxe carbone.

19/02/2010

Bien à vous,

Morgane BRAVO



Bien à vous,

Morgane BRAVO

vendredi 19 février 2010

***STRESS PROFESSIONNEL : DRH, REAGISSEZ !***


***STRESS PROFESSIONNEL : DRH, REAGISSEZ !
Par Eric SAUNIER

Un nombre stupéfiant de Dirigeants et de DRH ignorent à quel point leurs collaborateurs sont en souffrance. Pire encore, ils tournent leur stress en dérision. Après tout, pensent-ils, c’est leur problème, jusqu’au jour où... La question cruciale qui se pose aujourd’hui est de savoir comment concilier valorisation de son capital humain et enjeux stratégiques, une synergie où tout le monde y gagne à la fois en terme de qualité de vie au travail et en terme de performance. L’union de ces deux aspirations fondamentales semble pourtant constituer maintenant un socle solide et ferme qui garantit la pérennité de nos entreprises.

Dans le but de faciliter une action à ce niveau, un système de bonus-malus pour les AT –MP vient d’être mis en place début février dans le cadre du PLFSS afin d’inciter les entreprises à s’engager dans une démarche de prévention, le bonus proposant un dispositif d’aides financières sous la forme de subventions directes, le malus prévoyant un plancher de majoration de cotisations assez élevé.

Nous vous proposons de vous accompagner dans cette démarche, en accord avec les préconisations de l’ANACT, par la création d’une ‘Cellule de gestion des syndromes professionnels’ en partenariat avec les acteurs de la santé au travail, la DRH, le CHSCT, un membre du comité de Direction et une représentation managériale. Pour les plus petites entreprises, des actions similaires sont à envisager sous une forme simplifiée : consultations préventives, formations...

Osez en parler à votre Direction: cette initiative est innovante, salutaire, vecteur de performance et de management durable.

ERIC SAUNIER FORMATION

Eric SAUNIER, Consultant formateur
auteur de 'Et si on travaillait sans stress !' Seuil 2007


Presse récente : Usine Nouvelle
Liaisons Sociales
Le Parisien
Affiches Parisiennes (Le Publicateur Légal - La Vie Judiciaire)
l'Indépendant
Alternative Santé
Vie Pratique Madame (dossier)
Vie Pratique Santé (dossier)
Les Nouvelles des Yvelines (9 déc. 2009)

Contact :
E.Mail : ericsaunier@free.fr
Site : www.businessrelax.fr

Bien à vous,

Morgane BRAVO
http://www.bravo-associatesw.com

*Changements climatiques : Yvo de Boer présente sa démission*

***Le secrétaire exécutif de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatique (CCNUCC), Yvo de Boer, a annoncé jeudi qu'il quitterait son poste à compter du 1er juillet 2010 pour rejoindre le groupe KPMG en tant que Conseiller mondial sur le climat et la durabilité, et travailler avec diverses universités.

« C'était une décision difficile à prendre mais je crois que le temps était venu pour moi de relever un nouveau défi, en travaillant sur le climat et le développement durable avec le secteur privé et le monde de la recherche », a-t-il expliqué dans un communiqué publié à Bonn.

« J'ai toujours maintenu que les véritables solutions doivent venir des entreprises, même si les gouvernements fournissent le cadre politique nécessaire », a-t-il ajouté.

« Copenhague ne nous a pas permis de dégager un accord clair en termes juridiques, mais l'engagement politique et la direction prise vers un monde à faibles émissions ont été clairement énoncés », a aussi souligné Yvo de Boer. « Cela nécessite de nouveaux partenariats avec le monde des affaires et j'ai maintenant la chance d'y contribuer ».

M. de Boer restera à son poste jusqu'au 1er juillet et aidera donc aux négociations qui ont lieu avant la Conférence sur les changements climatiques de Mexico au mois de novembre.

« Les pays responsables de 80% des émissions liées au carbone ont soumis leurs plans nationaux et leurs objectifs pour s'attaquer aux changements climatiques », a-t-il souligné, estimant que « cela montre leur engagement à relever ce défi et à travailler à un résultat agréé à Cancun ».

Né en 1954, M. de Boer a été nommé secrétaire exécutif de la CCNUCC en septembre 2006. Avant ça, il a été directeur général du ministère de l'environnement des Pays-Bas et vice-président de la Commission des Nations Unies sur le développement durable. Il a également exercé les fonctions de conseiller auprès du gouvernement chinois et de la Banque mondiale, et a travaillé en étroite collaboration avec le Conseil mondial des entreprises pour le développement durable.

2010-02-19
xinhua
Radio Chine Internationale

*The GreenGov Challenge: Turning Ideas into Action*



***The President calls upon federal employees to champion ideas submitted during the Green Gov challenge, conducted to promote more environmentally sound practices by government agencies and projects.
17 février 2010

A SUIVRE...!

Bien à vous,

Morgane BRAVO

mardi 16 février 2010

*L'innovation et les pôles de compétitivité...*



*** L'innovation constitue l'axe majeur du développement industriel en France. Instances relativement récentes, les pôles de compétitivité semblent y occuper une place essentielle. Que sont-ils, quel rôle jouent-ils et quelle est leur pertinence dans le domaine de l'innovation? Trois spécialistes, Vincent Marcatté, Olivier Muron et Hugues Meili apportent leurs éclairages.

Bien à vous,

Morgane BRAVO

dimanche 14 février 2010

samedi 13 février 2010

*Débat spécial PLAN CLIMAT : avec le pavillon de l’Arsenal...*



Mercredi 10 février, pour un débat spécial PLAN CLIMAT en collaboration avec le pavillon de l’Arsenal, Patrice Carmouze recevait Dominique Alba, Directrice générale du Pavillon de l'Arsenal, Roman Lévy, Président dela SIEMP et Philippe Croisier, architecte de l'Atelier Du Pont.

***Crise : comment éviter la rechute ? CONFERENCE EN DIRECT, M. Joseph STIGLITZ, Prix Nobel d’Économie... 13/02/2010 :
http://bit.ly/a2FxF3

Bien à vous,

Morgane BRAVO

vendredi 12 février 2010

*Le patronat vent debout contre la taxe carbone*

***Le Medef cherche à infléchir au maximum le nouveau projet de taxe carbone, après la censure par le Conseil constitutionnel du texte initial.

Lancées dés la publication du document de travail qui recense les différentes pistes de travail sur la future taxe carbone, les négociations entre le ministère du développement durable et les acteurs concernés font "l’objet de plusieurs réunions par jour", indique ce vendredi le cabinet du ministre du développement durable, Jean-Louis Borloo. ONG environnementales, industriels et partenaires sociaux sont en effet invités à faire connaître leur point de vue sur la manière dont il convient de répondre à la censure du Conseil constitutionnel qui a retoqué fin décembre, le premier projet de taxe carbone élaboré par le gouvernement.

La méthode retenue est celle "d’entretien bilatéraux", explique-t-on à l’hôtel de Roquelaure, siège du ministère du développement durable. Un temps caressée, l’idée de tables rondes réunissant l’ensemble des acteurs a été vite abandonnée. Et pour cause. Le risque d’une expression publique trop voyante des oppositions aurait sérieusement mis à mal le nécessaire besoin de compromis qu’impose ce dossier.

Le caractère confidentiel de la concertation ne la rend toutefois pas moins ardue. Particulièrement concerné par le dossier, le Medef juge en effet que la censure du premier projet lui ouvre une fenêtre d’opportunité pour tenter d’infléchir au maximum le second. Publiquement la présidente du Medef, Laurence Parisot, martèle qu’elle souhaite un report de la mise en œuvre de la taxe à 2011. "Nous allons dire aujourd'hui à Jean-Louis Borloo de se donner du temps pour préparer un projet beaucoup plus cohérent. Il faut repousser ce projet à la loi de finances 2011", a-t-elle déclaré sur BFM radio jeudi.

En coulisses les délégations du patronat sont beaucoup plus explicites. "Ce n’est pas le bon moment", d’instaurer une telle taxe, protestent-elles chez Jean-Louis Borloo, "la crise nous fait souffrir", rapporte un proche du dossier. Afin d’amadouer les pouvoirs publics, certains représentants des industriels "déconnectent" la suppression de la taxe professionnelle d’avec la taxe carbone. A l’inverse du discours gouvernemental qui a toujours estimé que l’abandon de la taxe professionnelle "compensait" l’instauration de la taxe carbone. Selon les calculs de Bercy, la suppression de la première a fait baisser la pression fiscale des entreprises de 6 milliards d’euros quand la mise en œuvre de la seconde leur coûtera 2 milliards.

Le ministère du développement durable dit rester sourd à ces "multiples pressions". Et reste serein sur un aboutissement du dossier dès le 1er juillet 2010, afin de respecter "la consigne de l’Elysée". Pour autant, "nous ne sommes pas fous, nous sommes parfaitement conscients de la situation économique et des pressions concurrentielles exercées sur de nombreux secteurs industriels", prévient un proche de Jean-Louis Borloo.

En d’autres termes, les entreprises soumises aux quotas de CO2 seront certes soumises dès juillet à la nouvelle taxe verte, comme l’a exigé le Conseil constitutionnel, mais "elles auront largement droit à des compensations spécifiques". Traduction amère d’un écologiste : "le lobbying des industriels a merveilleusement fonctionné. Elles payeront certes, mais on leur redonnera par la main droite ce qu’on leur a prélevé par la main gauche".

Rémy Janin
La Tribune
12/02/2010

jeudi 11 février 2010

*CEMEX ANNONCE : LES PROGRÈS DE SA CONTRIBUTION À L’ATTÉNUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE...Mexique*

***CEMEX, S.A.B. de C.V. (NYSE : CX) a annoncé aujourd’hui que sa contribution à l’atténuation du changement climatique progressait et a réitéré son engagement à une économie à faible production de carbone, dans le contexte de la Conférence sur le climat de Copenhague (COP15). Présent dans plus de 50 pays, CEMEX a mis en place des mesures de réduction de ses impacts sur l'environnement, de sensibilisation et de promotion de solutions permettant aux grandes sociétés multinationales similaires de trouver l’équilibre entre rentabilité et développement durable grâce au dialogue entre pairs, ainsi qu’avec les gouvernements et les parties prenantes clés.

« Conscient des difficultés que soulève le changement climatique partout dans le monde, CEMEX s'engage à employer ses idées, ses compétences, ses technologies et sa détermination au développement de la voie qui conduira à une économie à faible production de carbone. Nous nous sommes donc efforcés de cultiver dans toute l’entreprise un sentiment d’urgence, qui se traduit par des actions concrètes et des progrès en matière de développement durable », a déclaré M. Lorenzo Zambrano, PDG de CEMEX. « Des pratiques commerciales durables et responsables sont essentielles afin de construire un monde meilleur pour les générations à venir et d’assurer la compétitivité à long terme de notre entreprise ».

Contributions de CEMEX à l’atténuation du changement climatique
CEMEX cherche des solutions fondées sur des bonnes pratiques pour s’attaquer au changement climatique. L’entreprise a adopté une approche sur plusieurs fronts pour réduire les répercussions locales et internationales de ses activités sur la planète en encourageant une meilleure connaissance de l’environnement et en communiquant ses progrès en matière de développement durable. Dans le cadre de sa stratégie internationale, CEMEX s’est engagé à réduire ses émissions de CO2 par tonne de produit de 25 % par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2015. Dès 2008, la réduction par rapport à 1990 atteignait déjà 15,8 %. CEMEX a également rejoint le « Prince of Wales’ Corporate Leaders Group on Climate Change », dans le cadre duquel il a signé le Communiqué de Copenhague sur le changement climatique. Pour plus d’informations, rendez-vous à http://www.copenhagencommunique.com.

La contribution de CEMEX à un monde à faible production de carbone est actuellement pilotée par les priorités suivantes (pour en savoir plus, rendez-vous sur www.cemex.com/sustainability).

1
Innovation et construction durable
CEMEX, qui vise à devenir le fournisseur de matériaux de construction préféré des clients, fournit des produits innovants de qualité qui contribuent à rendre la construction plus durable. Les bâtiments utilisent environ un tiers de l’énergie mondiale et en consomment environ 84 % pendant toute la période de leur usage. Convenablement conçus et bâtis, les immeubles en béton peuvent améliorer l’efficacité énergétique et durer plusieurs décennies sans maintenance, ou quasiment. Sous la direction du Centre mondial de technologie et d’innovation de Biel (Suisse), les laboratoires de recherche de CEMEX se consacrent au développement de produits plus durables pour le bâtiment.

Efficacité énergétique
La réduction des émissions de carbone de ses activités et l'amélioration du rendement énergétique de ses usines et de ses processus constituent l’une des pierres angulaires des efforts de CEMEX. L’utilisation d’un plus faible pourcentage de clinker, gros consommateur d’énergie, dans le produit final, permet également de fabriquer le ciment en utilisant moins d’énergie. Nous lui substituons des matériaux tels que des produits dérivés d’autres secteurs industriels, principalement des cendres volantes provenant de centrales à charbon et du mâchefer des hauts fourneaux d'aciéries. En 2008, notre taux de substitution par des matériaux alternatifs atteignait 12 %, soit le jalon fixé pour 2015, ce qui nous met en bonne voie de réaliser l'objectif de 15 % d'ici 2020.

Combustibles alternatifs et énergie renouvelable
CEMEX a également davantage recours à des combustibles alternatifs et à des sources renouvelables d’énergie pour réduire les émissions de carbone. Il s’est fixé pour objectif d’augmenter la part des combustibles alternatifs à 15 % d’ici 2015 et à 23 % d’ici 2020 pour l’ensemble de ses sites dans le monde. À ce jour, ces combustibles représentent 16 % de sa consommation d’énergie (objectif 2015 déjà dépassé) et plusieurs usines européennes sont arrivées à 70 %. Récemment, les autorités de réglementation britanniques ont autorisé CEMEX à fabriquer et à utiliser un combustible dérivé des déchets appelé Climafuel. L’usine de Rugby (Royaume-Uni) a remplacé jusqu’à 30 % des combustibles fossiles tels que le charbon par du Climafuel, avec des bénéficies importants en termes d’environnement et de développement durable, dont la réduction notable des émissions d’oxydes d’azote. CEMEX a également déposé plusieurs projets dans le cadre du Mécanisme de développement propre des Nations Unies (MDP) en Colombie et au Costa Rica et a récemment annoncé la fin des travaux d’Eurus, la plus grande éolienne d'Amérique latine, qui répondra à 25 % des besoins en électricité de la société au Mexique.

Capture et stockage du carbone
La capture et le stockage du carbone sont les deux aspects d’une approche d’atténuation du réchauffement climatique émergente, qui consiste à piéger le carbone et à le conserver indéfiniment à l’écart de l’atmosphère. CEMEX participe actuellement à cette piste de recherche importante. En octobre, le département de l’Énergie (DOE) des États-Unis a choisi CEMEX pour développer une technologie de capture et de stockage des émissions de CO2 dans l’une de ses cimenteries américaines.

Transport écoresponsable
La plupart des fours à ciment de CEMEX se trouvent à proximité des carrières afin de limiter la distance que doivent parcourir les matières premières. La société effectue environ 94 % de ses achats auprès de fournisseurs locaux et fait appel à d'autres moyens de transport que la route (rail, mer et canaux, par exemple) pour livrer ses produits, si cela est économiquement viable.

Divulgation et contrôle des émissions de carbone
CEMEX assure le suivi rigoureux de ses émissions de carbone dans le monde, qui sont contrôlées par un organisme extérieur et publiées tous les ans dans son rapport développement durable. Il participe également au « Carbon Disclosure Project » (CDP), une initiative volontaire demandant aux entreprises de fournir tous les ans des informations sur la gestion du risque de changement climatique et le résultat de leurs initiatives en la matière.

2
Biodiversité
CEMEX reconnaît sa responsabilité en matière de gestion foncière, ainsi que son potentiel à contribuer à la protection de la planète. Outre son initiative d’El Carmen, qui protège 200000hectares le long de la frontière américano-mexicaine, il a noué un partenariat international de 10 ans avec BirdLife International pour renforcer ses efforts de remise en état des carrières.

Collaboration
CEMEX est conscient qu’un traitement efficace du changement climatique passe par un dialogue permanent. C’est pourquoi l’entreprise participe activement à des forums nationaux et internationaux sur l’environnement. CEMEX est membre actif de la « Cement Sustainability Initiative » (Initiative ciment pour le développement durable) et du projet « Energy Efficiency in Buildings » (Efficacité énergétique des bâtiments) du World Business Council for Sustainable Development (Conseil mondial des entreprises pour le développement durable). CEMEX appartient aussi à l’initiative « Caring for Climate » des Nations Unies.
Conformément aux directives de la « Global Reporting Initiative » (GRI) G3 relatives aux rapports, le rapport développement durable 2008 de CEMEX décrit ses objectifs en matière de développement durable et les progrès accomplis. L’obtention de la note maximale, A+, attribuée par la GRI après contrôle, reconnaît sa volonté de transparence. Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.cemex.com/sustainability.

CEMEX est un prestataire de dimension internationale de matériaux pour le BTP et le secteur de la construction. En tant que tel, nous mettons un point d’honneur à garantir, dans plus de 50 pays dans le monde, une qualité élevée et une assistance fiable à nos clients et aux communautés qui font appel à nous. CEMEX s’enorgueillit d’une histoire des plus riches au service d’un meilleur confort de tous, grâce à ses efforts pour faire naître des solutions industrielles innovantes, efficaces et facteurs de progrès, pour contribuer à créer un avenir durable.

MONTERREY, MEXIQUE, le 8 décembre 2009

CEMEX

Bien à vous,

Morgane BRAVO

*Desertec : un mirage européen dans le désert arabique*

Après s’être chauffée au gaz du Sahara, l’Europe plonge dans les technologies du futur et veut s’éclairer écolo grâce au soleil du même Sahara. Consciente des limites de ses capacités pour pouvoir répondre à la demande croissante en électricité de ses populations dans un futur proche, l’Europe commence à s’inquièter de sa sécurité énergétique, et semble avoir trouvé le sésame ou la solution miracle à ce problème. C’est ce qui ressort de l’analyse du club de Rome, dénommée « Desertec », pour laquelle il a été procédé à la création d’une fondation sous le même nom.

Partant de l’idée que l’humanité aura besoin d’ici 2050 de trois terres pour couvrir ses besoins en ressources, et que les déserts de la planète reçoivent en 6 heures plus d’énergie solaire que n’en consomme l’humanité en toute une année, les initiateurs de Desertec projettent de capturer l’énergie solaire à partir des déserts de la région MENA (Moyen-Orient et Nord Afrique) et de l’acheminer par câbles sous marins au fond de la Méditerranée pour fournir au moins 15 % des besoins de l’Europe en électricité sans CO2 d’ici 2050. Pour un investissement qui avoisinerait les 500 milliards de dollars.

Le projet Desertec est promu par le gouvernement allemand, adopté par l’Union européenne, et soutenu par quelques personnalités et hommes d’affaires des pays du Moyen Orient et du Maghreb. Ceux-ci affirment que la réponse à une éventuelle crise énergétique réside dans la nécessité d’une coopération entre les pays désertiques, les pays ayant des besoins en énergie, et les pays possédant des compétences techniques. Objectif : permettre l’aboutissement de ce projet qui semble à première vue inspiré d’un scénario de film de science-fiction.

Qualifié de chimérique et de rêve d’enfants par ses détracteurs, le projet semble bien prendre du chemin, avec déjà la création d’un consortium d’entreprises allemandes, et la signature d’un protocole d’accord pour la création d’un bureau d’études Desertec chargé de la mise en place des structures en charge du projet, l’élaboration des business plans et la recherche des financements.

L’originalité du projet réside dans sa consistance, et les moyens de sa concrétisation. En effet il s’agit de la réalisation de centaines de groupes électrogènes, équipés de milliers d'énormes miroirs, qui réfléchissent la lumière solaire vers des tours géantes remplies d'un fluide calorifique. Une fois chauffé, celui-ci fait tourner des turbines à vapeur qui produiraient semble-t-il des milliards de watts d’énergie électrique pour être enfin acheminés par câble sous-marin et distribués à l’ensemble des pays de l’Union européenne. Ses initiateurs soutiennent qu’ils envisagent aussi de satisfaire la demande de plus de 90 % de la population mondiale qui habite à moins de 3 000 kilomètres des régions désertiques, car ils estiment que les technologies nécessaires existent déjà et ont été testées.

Desertec permettrait, selon ses promoteurs, l’assurance de la sécurité énergétique dans les pays de l’Europe, du Moyen Orient et du Maghreb. Des perspectives de croissance et de développement pour ces derniers, grâce aux énormes investissements qui seront réalisés, en plus de la garantie du futur approvisionnement en eau potable dans ces pays à climat aride, grâce à l’utilisation du surplus d’énergie dans des usines de dessalement d’eau de mer. Et comme cerise sur le gâteau, une réduction des émissions de carbone et donc, une contribution aux efforts internationaux de lutte contre le réchauffement climatique.

Concret ou utopique, Desertec sème la confusion dans les milieux scientifiques, économiques, et écologistes, car bien que testé à petite échelle, certains scientifiques doutent de la possibilité de sa réussite à grand échelle. Car équiper 40 millions de km2 des surfaces désertiques en centrales thermiques solaires dotées de champs de capteurs paraboliques ou de collecteurs, et transporter ensuite sous la mer des milliards de watts d’électricité sur des milliers de kilomètres, par lignes de transmission de courant continu haute tension, avec tout ce que cela demande comme équipements, relève de la prouesse scientifique.

Les économistes pour leur part doutent de l’efficience économique du projet et estiment que le coût de production dissuaderait plus d’un a y adhérer. Car vu le coût exorbitant de l’investissement, estimé à plus de 500 milliards de dollars (sans compter tous les frais qui s’y greffent en cours de route), le kWh produit couterait, avec des estimations optimistes, plus du double du même kWh produit à partir de l’énergie fossile. De plus, rien n’est sûr quant à l’amortissement des investissements, même dans le long terme, en raison des conditions extrêmes du désert qui, semble-t-il, ne sont pas du tout prises en compte dans les calculs des coûts de production. Ce qui laisse un doute quant à sa viabilité économique.

Certains écologistes plaident en défaveur du projet, même si Greenpeace y a adhéré dés le début, et pensent que, malgré ses avantages certains dans la réduction des émissions de CO2 en Europe, ce dernier recèle bien des désagréments à l’environnement et peut avoir des conséquences dramatiques sur la santé des populations autochtones. Sans compter ses effets néfastes sur l’esthétique des paysages.

Les sceptiques européens, à leur tour, pensent que lier sa sécurité énergétiques à des pays considérés, à tort ou à raison, instables et versatiles, donnerait l’occasion à ces derniers de les faire chanter au moindre soubresaut politique, et les priveraient d’énergie à chaque saute d’humeur de leurs dirigeants. Le cas de la Russie avec l’Ukraine, en matière d’approvisionnement en gaz, en est l’illustration parfaite.

Produire de l’énergie électrique à partir du soleil est une idée noble en soi, car elle représente, du moins pour le moment, une solution appropriée à une pénurie des énergies fossiles dans les années à venir. Mais il reste à se demander s’il existe une réelle volonté de la réaliser, conformément aux raisons invoquées et selon des normes respectueuses de l’environnement et de la souveraineté des pays du Sud. Ou au contraire, si elle va se réaliser selon des normes qui répondraient à des desseins inavoués, sur fond d’une guerre de leadership technologique entre l’Allemagne et la France, par énergie nucléaire française et énergies renouvelables allemandes interposées.

Pour leur part, certains penseurs des pays du Sud parlent d’un nouveau concept qui a fait son apparition sous l’appellation d’éco-colonialisme. Celui-ci est fortement défendu par ces derniers, voyant dans ce projet une réédition du colonialisme sous une forme verte plus soft. Et ils se demandent s’il est juste d’aller chercher le confort des Européens dans le désert, sur le compte des populations du sud : une sorte de « déshabiller Pierre pour habiller Paul ».

Mais ce qui intrigue le plus dans ce projet, c’est le fait d’avoir été préparé en l’absence des acteurs principaux, à savoir les pays producteurs. Car à part les quelques personnalités qui ont adhéré par convictions ou intérêts personnels, et dont l’acte d’adhésion n’engage en rien leurs pays, aucun Etat du Sud n’a été associé d’une manière officielle aux préparatifs du projet. Comme si on préparait un mariage sans le marié, car la mise en application du projet relève du droit international, qui ne peut se faire sans l’adhésion volontaire des différents protagonistes.

Aussi, l’occultation volontaire d’un problème des plus sérieux, à savoir la position des population autochtones, propriétaires séculaires du désert, rendrait légitime la question de savoir si les initiateurs du projet ont sollicité l’avis de ses dernières qui supporteraient seules les conséquences néfastes du projet, et qui verraient leur milieu naturel entièrement transformé. Elles représentent en fait le nœud gordien du projet et, sans elles, le mirage Desertec va entraîner ses promoteurs loin dans l’immensité du désert.

chaalal moulay
DéveloppementDurable
20/01/2010

mardi 9 février 2010

*Forum international 2010 du développement durable et de la coopération environnementale...*


***Le Forum international 2010 du développement durable et de la coopération environnementale aura lieu à Macao :

Le Forum international 2010 du développement durable et de la coopération environnementale aura lieu à Macao du 8 au 10 avril 2010.

L'événement, à la pointe des connaissances écologiques, des techniques et du financement verts, sera divisé en quatre grands thèmes : la ville écologique et le développement durable, le nouveau modèle d'économie verte et d'économie du recyclage, la participation du public et la vie verte, ainsi que l'économie faiblement carbonée et le mécanisme de développement propre.

L'Union européenne, le Canada, le Pakistan et la Malaisie, notamment, participeront à l'exposition, ainsi que des provinces, villes et régions chinoises comme Hong Kong, les provinces du Guangdong, du Fujian, du Hainan, du Jiangxi, du Yunnan, etc.

*• Généralités sur l'Exposition universelle de Shanghai
Durée : Du 1er mai 2010 au 31 octobre 2010
Emplacement: Les deux rives du Fleuve Huangpu, entre le pont Lupu et le pont Nanpu

http://french.cri.cn/621/2009/04/24/Zt241s190105.htm

2010-02-08

lundi 8 février 2010

*Le réchauffement de l'Arctique : serait beaucoup plus rapide que prévu...*


***Des chercheurs ont mené une étude d'une ampleur sans précédent dans le cercle polaire arctique. Suite à cela, ils assurent que le réchauffement climatique est beaucoup plus rapide que ce qu'annonçaient les pires scénarios concernant cette région.

A partir de juin 2007 et pendant quinze mois, plus de 370 scientifiques venus de vingt-sept pays se sont relayés dans un navire de recherche, le premier à avoir passé un hiver entier en restant mobile dans la région nord du cercle polaire. Ils y ont étudié les changements climatiques et leurs impacts sur l'environnement arctique.

Les résultats de cette étude sont extrêmement alarmants. Le réchauffement climatique se produirait en effet "bien plus vite que ne l'avaient prévu nos modèles les plus pessimistes" a déploré David Barber, enseignant à l'université du Manitoba et l'un des principaux chercheurs de l'étude. Ces modèles prévoyaient que l'océan Arctique serait libre de glace en été d'ici l'an 2100 or, après quinze mois passés dans la région, les experts estiment que l'accélération du réchauffement climatique pourrait entraîner cette fonte entre 2013 et 2030.

"Nous savons que la glace disparaît, le monde entier en est conscient. Ce dont on n'est pas conscient, c'est que cela a un impact sur tout ce qui se trouve dans cet écosystème" a souligné David Barber. Et d'expliquer qu'en raison de la fonte de la banquise, de nombreux mammifères ont dû s'éloigner de la région où ils se reproduisaient, chassaient et fuyaient leurs prédateurs, tandis que d'autres espèces, et notamment des baleines, peuvent désormais s'y rendre, leurs déplacements n'étant plus entravés par les glaces.

Le changement climatique engendre également plus de cyclones en Arctique et la neige que ceux-ci projettent sur la banquise l'empêche de s'épaissir, les vents violents cassant quant à eux la glace.

D'après le Pew Environment Group, cette fonte accélérée de l'Arctique pourrait coûter 2.400 milliards de dollars d’ici 2050, la capacité de la région à refroidir le climat mondial ne cessant de diminuer.

Maxisciences
*Photo : Maxisciences
08 février 2010

*Horizon vert s'inscrit durablement dans le temps...*

***L'association Horizon vert qui gère le Salon éponyme est satisfaite du bilan de l'année 2009. Mais face aux problèmes écologiques actuels, les travaux continuent.

Le salon Horizon vert fait partie intégrante de la vie de la bastide depuis maintenant 21 éditions. À l'heure de l'assemblée générale de l'association, un bilan de ses activités et de ses projets peut permettre de mieux comprendre quelle peut être dans la vie de tous les jours l'importance de l'activité de tous ces bénévoles qui œuvrent à la construction d'un monde meilleur et plus respectueux de l'environnement. Car l'association, même si son but principal est d'animer et d'organiser le salon, participe à des animations hors salon, telle la création d'un bulletin trimestriel, gratuit et envoyé aux adhérents. Adhérents au nombre de 53, mais aussi plus de 100 sympathisants bénévoles. Le bulletin est composé de 3 rubriques sur la vie de l'asso, « les nouvelles de la planète » qui traitent d'un sujet environnemental général et les « écolocales » qui, elles, informent sur la vie locale en lien avec les préoccupations environnementales. Mais c'est aussi un site Internet, réalisé en interne, ou encore des conférences organisées avec le réseau « sortir du nucléaire ».

7 800 entrées
Quant au bilan de la 21e édition du salon, il a été « marqué par une ambiance détendue, conviviale et festive ». Avec 7 800 entrées, « le salon Horizon vert atteste d'un intérêt croissant pour l'écologie ». Les collégiens et les lycéens n'ont pas été oubliés par les conférenciers. Les jeunes se sont vu proposer des conférences sur différents thèmes, tels « la qualité environnementale des bâtiments », « la discrimination dans le paysage » ou encore « du concret près de chez vous ». L'implication des bénévoles est elle aussi de plus en plus importante, avec 103 personnes qui ont participé à l'organisation de ces deux jours de salon. Mais les organisateurs sont déjà tournés vers l'avenir et l'organisation du prochain salon. Le principal axe de ce salon doit être « Peindre en vert notre économie ou changer le système ». « Le réchauffement climatique a au moins pour conséquence positive qu'il oblige tout le monde à réfléchir sur les conséquences de notre mode de vie ». Et c'est vrai que l'on entend un peu partout parler de croissance verte, développement durable, conversion de l'économie à l'écologie, ou encore décroissance ou croissance sélective… « Le prochain salon se propose donc dans sa thématique de conférences et de forums d'apporter des éléments de réflexion, de débats autour de cette problématique : quelle société pour demain ? Quels modèles sociaux et économiques ? Quels rapports entre les pays riches et les pays pauvres ? Quelle humanité ? ».

Des pistes de réflexions à suivre pour un rendez-vous incontournable.

Grand Sud » Lot-et-Garonne
08/02/2010
LADEPECHE

*La commune s'inscrit dans le développement durable...*

***Grâce à un panneau solaire de 60 cm2, le premier candélabre écologique de Saint-Maximin est parfaitement autonome. Une réalisation « test », chemin de Font-Trouvade, qui pourrait en annoncer d'autres.

Un premier candélabre, alimenté par un panneau photovoltaïque, a été installé chemin de Font-Trouvade. D'autres pourraient suivre rapidement.

Economique et écologique. Le photovoltaïque est devenu l'énergie que toutes les communes souhaitent développer. Les projets de parcs en témoignent. Et en attendant la concrétisation de sa centrale solaire, encore sujette à débats, la ville a effectué un premier pas en la matière en installant, en toute fin d'année, un candélabre alimenté par ce procédé. Une réalisation dans la droite lignée de la politique de développement durable, dont le chemin de Font-Trouvade a la primeur.

« Cette installation autonome est particulièrement adaptée pour éclairer des points de sécurité des sites non desservis par les réseaux d'éclairage public, tels que les arrêts de bus, les colonnes de tri sélectif, les entrées de chemins, les piétonniers ou les aires de stationnement », précise Richard Pourrière, l'entrepreneur prestataire.

6 000 euros d'investissement

Et c'est bien le cas, avec cette première réalisation, puisqu'elle trône sur un point de sécurité à l'intersection de deux chemins.

« Pour pouvoir alimenter ce site, il aurait fallu tirer une ligne depuis le réseau de desserte ERDF qui se trouve à 500 m. Autant dire que, financièrement, cela aurait représenté un investissement faramineux », souligne Jacques Freynet, adjoint aux travaux.

« Avec ce système de panneau solaire, il faut compter 6 000 euros. C'est vrai, ce coût est quatre fois plus cher qu'un éclairage classique. Mais cela devient avantageux sur le budget d'entretien de la commune qui n'a plus à s'acquitter de frais de fonctionnement. Un point d'éclairage classique revenant à 500 euros par an environ, le calcul est fait. En quelques années, l'investissement est amorti. »

Une réponse aux carences énergétiques

Selon Jacques Freynet, la multiplication de telles installations, autonomes énergétiquement, pourrait d'ailleurs, à terme, constituer une réponse aux problèmes d'alimentation en électricité que connaît la région Paca. Sans oublier, une facture considérablement allégée pour la cité. « L'alimentation électrique du réseau lumineux communal représente 30 % du budget énergétique global. »

Le candélabre de Font-Trouvade a, donc, valeur de test, d'opération pilote, même si le maire, Alain Pénal, laisse déjà entendre qu'il s'agit du premier d'une longue série.

Les riverains, eux, sont des plus satisfaits. Toute la nuit, le « soleil » brille sur leur quartier. La présidente du CIQ des Deux-Routes, Annick Desiron, qui avait sollicité la municipalité pour améliorer l'éclairage du site, est en tout cas ravie par la réponse rapide, esthétique et innovante apportée.

C. G.-b.
Var-Matin
MAVILLE
08 février 2010

*LES ENTREPRISES : PRÊTES POUR L’INNOVATION ?*

***Hélas, pas vraiment. Et plusieurs études le confirment. Si, malgré la crise, les entreprises ont continué à investir en R&D, “une grande majorité d’entre elles risquent néanmoins de ne pas bénéficier de cet investissement lors de la reprise, faute de maturité”, conclut l’étude Logica-Insead “Etes-vous prêt pour l’innovation” publiée début décembre 2009.

A l’issue de trois enquêtes menées courant 2009, auprès d’entreprises américaines et européennes, le cabinet Accenture arrive à la même conclusion : “les entreprises considèrent l’innovation comme une priorité stratégique pour renouer avec la croissance, mais celles-ci sont mal équipées pour la piloter”. Bon, on s’en doutait un peu. Ce qui est intéressant, c’est que ces études pointent les lacunes dans la gestion de l’innovation.

Accenture a identifié 4 lacunes majeures. Dans l’ordre :
- l’incapacité à tirer les leçons des erreurs passées
- une aversion générale pour le risque
- une collaboration insuffisante
- le manque d’audace dans les actions menées.
“Peu d’entreprises disposent des moyens suffisants pour faire les analyses bénéfices/risques pourtant indispensables pour prendre en toute connaissance de cause les décisions liées à des objectifs ambitieux ; c’est pourquoi les entreprises sont souvent déçues du résultats de leurs efforts d’innovation”, commente Christian Auriach, responsables de l’entité efficience d’ Accenture en France et au Benelux. Son conseil : “Les dirigeants doivent piloter l’innovation par l’exemple, en favorisant la collaboration entre les services, en diffusant la stratégie d’entreprise jusqu’au bas de la pyramide et en insufflant à leurs équipes l’énergie nécessaire pour concevoir les produits phare de demain.” Facile à dire ! Moins à faire. Et surement pas suffisant.

Car les causes du manque de maturité en matière d’innovation sont plus profondes. 66% des entreprises (américaine et britanniques) interrogées par Accenture reconnaissent privilégier les résultats financiers à courts termes aux investissements long termes ! Et elles imputent principalement l’échec du lancement d’un nouveau produit à son inadéquation par rapport aux besoins des clients (57%), à une mise sur le marché tardive (54%), à un prix inadapté (52%), à l’absence de valeur ajoutée aux yeux des clients (50%), des problèmes de chaines logistiques (44%) et des prévisions erronées (43%). Des chiffres qui font quand même froid dans le dos. Surtout si les entreprises n’ont pas la capacité à tirer des leçons de leurs échecs.

Le rapport à l’échec est un des points saillants de la culture des entreprises européennes aussi mis en évidence par l’étude Logica-Insead. Si au Royaume-Uni, 50% des dirigeants d’entreprise pensent que leur organisation encourage les salariés à tirer des enseignements des échecs, ils ne sont que 44% au Portugal, 40% aux Pays-Bas, 38% dans les pays Nordiques et 20% en France ! “Certains entreprises interrogées ont même déclaré “nous n’innovons qu’à coup sûr ! “, raconte Bruno Lanvin, directeur ex”cutif du laboratoire de recherches eLab de l’Insead.
La peur de l’échec est souvent un héritage scolaire. Difficile donc d’agir directement.. En revanche il est possible de contourner un peu ce frein à l’innovation : “Il faut miser sur les succes story et intégrer dans les équipes des éléments disposant d’une autre culture. Des indiens par exemple”, suggère encore Thierry Lanvin. Soit. Mais comme c’est aux équipes de direction de montrer l’exemple. C’est peut-être déjà au niveau des “comex”, qu’il faudrait varier les profils.

Usine Nouvelle
21/12/2009

dimanche 7 février 2010

Lafarge revient sur la conférence de Copenhague...

***Lafarge revient sur la conférence de Copenhague et réaffirme son engagement dans la lutte contre le changement climatique.

Copenhague 2009, l’heure du bilan :

L'objectif de la conférence de Copenhague était de donner une suite au protocole de Kyoto et de formaliser les engagements et les actions des nations dans leur lutte contre le changement climatique.

Même si plusieurs objectifs ambitieux n'ont pas été atteints, le Groupe estime néanmoins que des éléments positifs se dégagent :
une prise de conscience globale avec la forte mobilisation des Etats, des entreprises, des ONG, de l'opinion publique,
la richesse des échanges et la clarification des enjeux, notamment en matière de lutte contre la déforestation ou l'élaboration d'un mécanisme international de financement des actions,
l'annonce d'engagements concrets par plusieurs pays comme le Brésil, le Japon, la Chine ou les Etats-Unis.

La conférence de Copenhague ouvre la porte à un accord futur plus ambitieux et légitime les initiatives sectorielles engagées par certaines entreprises pour réduire de façon coordonnée leur empreinte environnementale. Lafarge et les 20 cimentiers du CSI (« Cement Sustainable Initiative ») au sein du WBCSD (World Business Council for Sustainable Development) entendent d'ailleurs poursuivre leurs actions en faveur d'une approche sectorielle.

Lafarge se définit des objectifs ambitieux
Engagé dans la lutte contre le changement climatique depuis 2001, les ambitions de Lafarge sont clairement établies dans le cadre d'un partenariat pionnier avec le WWF. Il s'agit de réduire sur la période 1990-2010 :
de 10 % ses émissions brutes absolues dans les pays industrialisés,
de 20 % ses émissions nettes par tonne de ciment produite dans le monde.

Quatre principaux leviers sont utilisés pour réduire les émissions :
la modernisation des équipements afin d'en augmenter l'efficacité énergétique,
la réduction de la consommation énergétique des fours,
l'utilisation de combustibles alternatifs (déchets et biomasse considérés comme neutres en termes d'émissions de CO2),
l'utilisation des déchets industriels (laitiers, cendres volantes et pouzzolanes notamment) dans la fabrication du ciment.

Le Groupe investit également dans la recherche pour :
développer des gammes de produits à faible contenu en CO2,
mettre au point des procédés plus économes en énergie,
optimiser les formulations du béton et son recyclage.

Une action commune à l’ensemble du secteur
Mais Lafarge ne peut agir seul. Convaincu que la question du réchauffement climatique concerne l'ensemble du secteur, Lafarge s'inscrit dans une démarche de partenariat forte.
L'exemple du CSI (« Initiative ciment pour le développement durable ») au sein du WBCSD (World Business Council for Sustainable Development), est particulièrement important.
Aux côtés de 21 cimentiers opérant sur les 5 continents et représentant plus de 40 % de la production mondiale, Lafarge co-préside le programme d'action CSI. Cette initiative privilégie une approche sectorielle pour l'industrie du ciment face aux enjeux du changement climatique. L'objectif est de créer une dynamique de progrès équilibrée grâce à :
un mécanisme d'échange de quotas (« cap & trade ») dans les pays développés,
un mécanisme incitatif de réduction des intensités en CO2 à la tonne de ciment dans les pays émergents.
L'approche sectorielle ciment, déjà présentée lors de la dernière conférence sur le climat de Poznan (décembre 2008), sera détaillée par les membres du CSI à l'occasion de la conférence de Copenhague.

L'industrie cimentière a un rôle important à jouer en matière de lutte contre le réchauffement climatique. En effet :
la fabrication du ciment est à l'origine d'environ 5 % des émissions de CO2,
80 % de la demande mondiale de ciment provient aujourd'hui des pays émergents (dont 50 % de Chine)
cette demande mondiale devrait presque doubler d'ici à 2030, du fait de la croissance économique des marchés émergents et des importants besoins en logements, écoles, hôpitaux et infrastructures.

*La lutte contre le changement climatique: les enjeux pour l’industrie du ciment
CO2 et ciment *:

Le principal défi à relever pour l'industrie du ciment est donc de satisfaire cette demande croissante tout en réduisant l'intensité carbone de ses propres opérations et en contribuant à une meilleure efficacité énergétique dans les bâtiments.

*D'où provient le CO2 émis dans le processus de fabrication du ciment ?
60 % des émissions totales proviennent du CO2 contenu naturellement dans le calcaire,
40 % résultent de la consommation des combustibles d'origine fossile nécessaire pour porter la température du four de la cimenterie à 1500°C.

LAFARGE

Bien à vous,

Morgane BRAVO

Urbanisme et développement durable: au menu des maires hier à la CCI

***L'État, par le biais de la sous-préfecture, a convié hier les maires de l'arrondissement ...

à la CCI pour leur parler de développement du territoire dans un contexte de développement durable. Vaste programme... Le sujet a été décliné en trois parties (les documents d'urbanisme, la charte agricole et la loi littoral) et abordé de façon synthétique et pédagogique.

Comme l'a bien formulé Dominique Dupilet, président du Département, il s'agit ni plus ni moins que de faire « dialoguer environnement et urbanisme », de faire « concilier paysages, protection de la nature et activités humaines ». Car « Sans règle d'urbanisme sur le littoral, cette espace devient un espace normal ». D'où la nécessité de s'appuyer sur la loi et sur ses déclinaisons que sont notamment les documents d'urbanisme. Ces derniers permettent de trouver un équilibre entre aménagement et respect de l'environnement en tenant compte des objectifs issus du Grenelle.

La charte agricole

La deuxième thématique, celle de l'économie agricole, a abordé la nécessité de mettre au point une charte agricole. Partant du constat qu'il y a une « consommation galopante de l'espace et un différentiel de prix important entre les terres agricoles et urbanisables », la charte lancée par le préfet vise à « préserver le lieu où s'exerce l'activité, favoriser la gestion économe de l'espace, prendre en compte les critères nécessaires au bon fonctionnement des exploitations... » Cette charte est un engagement et ses domaines d'application sont les documents d'urbanisme (SCOT, PLU, cartes communales).

Dernier point évoqué la loi littoral (lire ci-dessous). Le sous-préfet Daniel Rouhier a conclu sur la nécessité d'avoir une « vision globale » du développement. Et insisté sur la « sécurisation juridique ». « On peut toujours laisser passer un document qui n'est pas conforme à la règle comme un permis de construire mais le monde a changé. Actuellement, 20 anciens hauts fonctionnaires, préfet, sous-préfet, sont mis en examen pour des problèmes d'urbanisme datant de 25 ans. Des maires aussi y sont confrontés. Autant anticiper donc pour que cela ne se termine pas devant les tribunaux. » •

R. D.
06.02.2010,
La Voix du Nord

mardi 2 février 2010

*Copenhague : l'écart se creuse entre science et politique !...*

***Alors que le sommet de Copenhague s'était soldé par un accord au rabais, les Etats du monde entier avaient jusqu'au 31 janvier pour annoncer s'ils s'associaient à l'accord de Copenhague, et si oui avec quels objectifs et plans de réduction de gaz à effet de serre. Véritable échec politique, le sommet s'était terminé sur l'adoption par une trentaine de pays d'un texte vague, catalogue de bonnes intentions, sans véritables contraintes pour les principaux pollueurs de la planète. Aucune nouvelle annonce n'est attendue et les principaux émetteurs se sont contentés de rappeler des objectifs déjà connus.

L'écart entre science et politique : un gouffre de 3 à 5 Gigatonnes d'équivalent CO2 Pour Elise Buckle du WWF, « les objectifs de l'UE, l'Inde, le Brésil et le Japon sont insatisfaisants ; ceux des Etats-Unis, de la Chine, de la Russie, du Canada et de l'Australie sont très largement insuffisants. L'écart se creuse entre l'objectif scientifique des 2°C et les objectifs politiques annoncés qui nous emmènent vers 3, voire 4°C d'augmentation de la température globale. L'écart à combler est de 2 à 5 gigatonnes au minimum. A titre d'exemple, les émissions annuelles de l'Union européenne en 2007 étaient de 4 gigatonnes ! ». L'objectif de limiter le réchauffement de la planète en deçà de 2°C contenu dans l'accord de Copenhague fait ainsi office de vœu pieux, les pays industrialisés n'ayant aucune intention de s'y tenir et d'augmenter le niveau d'ambition de leurs engagements. Rappelons qu'AOSIS, alliance de 42 Etats côtiers ou insulaires et 80 pays les moins avancés, place la survie en deçà de 1,5°C.

Une Europe qui sonne comme un disque rayé

Plusieurs pays se sont empressés de rebondir sur l'échec de Copenhague pour revoir leurs engagements à la baisse en premier lieu l'Australie qui privilégie désormais un maigre objectif de réduction de ses émissions de 5% pour 2020 au lieu du -15% conditionné qu'elle avait annoncé l'année dernière. Sans surprise, l'Union européenne a réitéré son objectif : une fourchette de 20 à 30% de réduction de ses émissions d'ici à 2020, avec un passage à 30% conditionné aux actions des autres pays. « Depuis mars 2007, l'Europe n'a pas avancé d'un millimètre. Et en janvier 2010, sa position sonne comme un disque rayé. L'Europe, mise de côté à Copenhague faute de leadership, répète les mêmes erreurs un mois plus tard, comme si rien ne s'était passé au Danemark. Si elle veut créer une nouvelle dynamique sur la scène internationale, l'UE doit passer à 30% sans plus attendre, dès le 11 février prochain, lors du prochain Conseil européen ! » s'insurge Karine Gavand, de Greenpeace France.

L'hypocrisie des financements annoncés

Pour Romain Benicchio, d'Oxfam France, « L'Union européenne doit aussi sortir de l'hypocrisie sur la question des financements précoces pour le climat ; non seulement l'essentiel des sommes promises ne seront que du recyclage de lignes budgétaires déjà existantes mais elles seront en plus comptées au titre de l'Aide Publique au Développement. Il est pourtant essentiel que ces financements soient additionnels, mais aussi harmonisés et coordonnés au niveau européen afin qu'ils soient affectés aux actions les plus urgentes. »

La fragilisation des acquis juridiques

L'accord de Copenhague est une simple déclaration politique qui risque d'affaiblir les bases du droit international sur le climat. Il revient sur le principal acquis du protocole de Kyoto, la fixation d'un plafond d'émissions juridiquement contraignant à ne pas dépasser. Pour Morgane Créach, du Réseau Action Climat, « cet accord politique ne doit en aucun cas remplacer les textes juridiques actuellement en discussion dans les deux voies officielles de négociation, sous le Protocole de Kyoto et la Convention climat. La naissance d'une troisième voie marquerait le triomphe de l'approche américaine, basée sur des engagements volontaires des pays, en totale inadéquation avec les impératifs scientifiques ».

La question est maintenant de savoir si ce texte peut servir d'ancrage politique pour débloquer certains points des textes juridiques et parvenir à la conclusion d'instruments juridiquement contraignants lors du prochain sommet qui se tiendra au Mexique, fin 2010.

Notre-Planete
01/02/2010

lundi 1 février 2010

*Les négociations climatiques en pleine confusion...*

***L'avenir des négociations climatiques reste toujours aussi confus. L'articulation entre l'accord de Copenhague, signé le 19 décembre, et le processus formel de discussions au sein des Nations unies n'est pas clarifiée. Les pays du Basic (Brésil, Afrique du Sud, Inde, Chine) ont affirmé, ces derniers jours, que seule l'enceinte onusienne constitue, selon eux, un cadre légal pour poursuivre les discussions.

La première échéance fixée par l'accord de Copenhague a expiré le 31 janvier. Les 192 pays participants à la Conférence des Nations unies sur le climat, organisée du 7 au 18 décembre 2009 dans la capitale danoise, avaient jusqu'à cette date pour dire s'ils s'associaient à l'accord bouclé à l'arraché par vingt-huit chefs d'Etat et de gouvernement pour sauver le rendez-vous planétaire du fiasco. Le 19 décembre, faute de consensus, la Conférence des parties avait seulement pu prendre note d'un texte de trois pages dont le principal objectif est de limiter la hausse moyenne des températures à 2 °C, sans se donner pour autant les moyens d'y parvenir.

Les quatre grands pays émergents réunis au sein du groupe du Basic ont réaffirmé leur attachement aux deux textes laissés en suspens, dont l'un traite de l'avenir du protocole de Kyoto. Celui-ci demeure aux yeux des pays en développement le seul accord juridique contraignant les pays industrialisés à réduire leurs émissions.

Le Basic a également demandé que la convention qui, en principe, ne doit pas se réunir avant le mois de juin à Bonn, bouscule son agenda. Ils souhaitent que cinq réunions - dont la première dès le mois de mars - soient organisées avant la Conférence des parties prévue en décembre, à Cancún, au Mexique. "Le coût, les difficultés logistiques ou les questions de procédure ne doivent pas être un obstacle à l'organisation de ces réunions qui sont essentielles pour parvenir à un accord au Mexique", préviennent-ils dans un communiqué.

La plupart des pays développés - dont la France - considèrent à l'inverse que le processus onusien a montré ses limites. Pour parvenir à un traité d'ici à fin 2010 et rendre opérationnel "l'accord de Copenhague", qui prévoit d'octroyer dès 2010, 7,2 milliards d'euros aux pays pauvres les plus exposés aux impacts du changement climatique, ils estiment qu'il faut poursuivre parallèlement les discussions dans un forum restreint et à un niveau politique. Sous quelle forme ? La question n'est pas tranchée.

Le secrétariat de la convention climat devrait, dans les prochains jours, dresser le bilan des engagements reçus au 31 janvier. D'ores et déjà, on sait que tous les artisans de l'accord ont confirmé les positions qu'ils avaient défendues pendant la Conférence. Mais ils ne sont pas allés plus loin. En l'état actuel des promesses et en faisant le pari qu'elles seront tenues, la planète se trouve donc sur une trajectoire d'un réchauffement de 3,5 °C. L'Union européenne (UE) a réitéré son engagement de réduire de 20 % ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 par rapport à 1990. Elle portera son effort à 30 % si "les autres pays s'engagent à réaliser des efforts comparables". Le Japon promet une réduction de 25 % "sur la base d'un cadre international juste et efficace". Les Etats-Unis conservent le cap d'une réduction de 17 % d'ici à 2020 par rapport à 2005. Le Canada s'est aligné sur cet objectif. L'Australie maintient une fourchette d'engagements allant d'une baisse de 5 % à 25 % (par rapport à 2000) "en cas d'accord mondial ambitieux".

Le Basic avait annoncé, le 24 janvier à New Delhi, qu'il respecterait l'échéance du 31 janvier. Il a tenu parole. Les documents envoyés à l'ONU sont en ligne avec les offres mises sur la table au Danemark : une réduction de l'intensité carbone - c'est-à-dire des émissions de gaz à effet de serre par point de croissance - de l'économie chinoise de 40 % à 45 % d'ici à 2020, de 20 % à 25 % pour l'Inde...

D'autres pays auxquels aucun effort n'est demandé compte tenu de leur faible niveau de développement ont aussi répondu à l'appel : Cambodge, Costa Rica, Madagascar, Namibie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Pérou, République démocratique du Congo, Samoa... Cette liste incomplète devrait s'allonger dans les prochains jours. Le secrétaire exécutif de la convention climat, Yvo de Boer, a précisé que l'échéance du 31 janvier n'était pas un couperet. Seuls le Venezuela, Cuba, la Bolivie ont pour l'instant fait savoir qu'ils ne s'y joindraient pas.

De son côté, la France devrait rapidement annoncer la tenue, début mars, à Paris, d'une réunion ministérielle rassemblant tous les grands pays forestiers tropicaux ainsi que les pays développés - Royaume-Uni, Etats-Unis, Norvège, Japon, Australie -, qui à Copenhague se sont engagés à verser 2,5 milliards d'euros d'ici à 2012 pour lutter contre la déforestation. Ce sera un test. Les déboires du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), attaqué de toute part, ne semblent pour l'instant pas avoir eu de répercussions négatives. En revanche, les difficultés de Barack Obama inquiètent. Si le président américain échoue à faire adopter sa loi sur le climat, les chances de succès à Cancún seront aussi minces qu'à Copenhague.

Laurence Caramel
Le Monde
02.02.10

*Global deal on climate change in 2010 'all but impossible'*

***A global deal to tackle climate change is all but impossible in 2010, leaving the scale and pace of action to slow global warming in coming decades uncertain, according to senior figures across the world involved in the negotiations.

"The forces trying to tackle climate change are in disarray, wandering in small groups around the battlefield like a beaten army," said a senior British diplomat.

An important factor cited is an impasse within the UN organisation charged with delivering a global deal, which today will start assessing the pledges made by individual countries by a deadline that passed last night.

Many of those contacted say only a legally binding deal setting "top-down" global limits on emissions can ultimately avoid the worst impacts of rising temperatures. But a global deal at the next major climate summit in Mexico is impossible, says the former deputy prime minister John Prescott, now the Council of Europe's rapporteur on climate change. "I don't care if it's government ministers or NGOs, if they think you can get a legal agreement all signed up by November in Mexico, I don't believe it."

Similar opinions are being expressed worldwide. "In 2010 perhaps we'll manage some success, but I think a definitive deal is very difficult," said Suzana Kahn, a key negotiator in Copenhagen and Brazil's national secretary for climate change.

The change in rhetoric compared with just weeks ago is stark. On the eve of the Copenhagen summit last year, Gordon Brown wrote in the Guardian: "Our aim is a comprehensive and global agreement which is then converted to an internationally legally binding treaty in no more than six months."

The British government says the 12-paragraph Copenhagen accord "noted" by the UN summit last month provides the basis for significant country-by-country carbon cuts. But even the climate secretary, Ed Miliband, acknowledges this "bottom-up" approach is unlikely to be sufficient. "Will they on their own be enough? Perhaps not, which is why we need to ratchet those targets up," he said.

One of the most senior British climate officials told the Guardian that a legally binding deal, while desirable, was now no longer the critical thing: "What people seem to forget is that an agreement does not reduce one molecule of carbon dioxide – it's national policies that do that."

The shift of emphasis from a global deal to national action stems directly from the problem that wrecked the Copenhagen summit, and which remains unresolved. The UN framework convention on climate change (UNFCCC), the secretariat for climate treaties, makes decisions by unanimous agreement of all 192 member countries, and was described as "fatally cumbersome" by one close observer.

The small group of countries that devised the Copenhagen accord, led by the US, China and India and including the UK, want 20-30 representative nations to be able to make decisions and other organisations such as the G20 and the Major Economies Forum to take a role. But this will be fiercely resisted by countries such as Bolivia and Sudan, which blocked agreement in Copenhagen, and Tuvalu and other threatened states which want to retain a veto on deals they see as weak.

Even western nations, including the UK and Spain, acknowledge the UN cannot be sidelined. Last night, Brown said the UNFCCC was the only body to deliver a treaty, whilst acknowledging its difficulties. "The process up to and at Copenhagen was clearly flawed. We all need to work to ensure that the UNFCCC is an institution that can bear the huge expectations we are putting on it. It remains the vehicle for an agreement."

The current UNFCCC impasse was described to the Guardian as "paralysis" and even its head, Yvo de Boer, has talked of a "cooling off period" after Copenhagen. Last night's deadline for nations to submit their domestic targets is expected to have attracted about 25-30 responses, though De Boer had already fudged it. "You can describe it as a soft deadline," he said.

Those pledges that have been made public reconfirm the Copenhagen offers, for example, a 17% cut from 2005 levels for the US, 20% from 1990 levels for the EU and 25% from the same base for Japan. A senior British official said: "For the first time we have all the major economies agreed to action covering over 80% of the world's emissions. That has never happened before."

But analysis from PricewaterhouseCoopers and others indicates the existing offers fall far short of that goal. "Unless there is a wave of commitments over the next 24 hours, the accord is a long way off achieving the low carbon pathway needed."

The UN is known to be pushing for a meeting in late February or early March to try to solve the problem of the UNFCCC negotiating structure. Getting that process started was crucial, said Jonathan Pershing, deputy US climate envoy. "Twelve paragraphs [in the Copenhagen accord] do not make for an adequate or comprehensive agreement. There is more work to be done … for a global agreement to be reached."

Many countries insist that the world's biggest cumulative polluter must enact real emissions cuts. "We need a legally binding commitment from the US. I think this is fundamental," said Suzana Kahn of Brazil. But even after a defiant state of the union speech from Barack Obama last week, most experts think economic fears and the shadow of mid-term elections will scare enough Capitol Hill politicians to make passing a strong – and therefore unpopular – bill near-impossible.

Engaging the world's current biggest polluter, China, is just as crucial. "Without the participation of the two biggest emitters a deal makes no sense and one will not make a deal without the other," said Kahn. But if the US difficulties are at least clear, China's position is not even that. "There is great deal of uncertainty," said David Kennedy, chief executive of the UK's committee on climate change.

The diplomatic traumas suffered by China in Copenhagen, where Beijing took much of the blame for the summit's failure, has hardened opinions, said Li Yan, Greenpeace China's climate campaigner: "Now there are stronger conservative voices and more concerns about the changed diplomatic circumstances and the economic downturn."

In the nervy run-up to Copenhagen, a senior British diplomat warned: "We can go into extra time, but we can't afford a replay." At the end of the chaotic summit, that replay, set for Mexico in November, was seen as a good result, given how close the entire show came to collapsing.

But six weeks since the summit reached its conclusion, senior figures around the world do not believe the rematch is even likely to be played.

Guardian.co.uk